Le jour J

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À quelques heures de leur première grande échéance 2025, les volleyeuses mulhousiennes sont dans les starting blocks. La Coupe de France est à portée de bras, mais il faudra aller la chercher ce samedi à 15h30, au Colisée de Chartres, face à Nantes.

Un sport, une ville, un territoire

Difficile d’imaginer que l’équipe mulhousienne à l’œuvre ce vendredi en fin d’après-midi au Colisée a été la même qui a accusé les contre-performances, qui lui coûtent une 6e place en championnat, loin de ses objectifs avoués. Entre les « plombs » balancés par Annayka Legros au service, les envolées au filet de Katelyn Evans, l’enthousiasme de Christelle Nana, l’adresse retrouvée d’Enora Danard-Selosse à la passe et la dynamique d’un groupe vaillant et souriant, il n’y avait guère de doute. Le VMA est bien lancé pour trouver son orbite. « Nous avons travaillé des positions sur lesquelles nous étions en difficulté samedi dernier face à Nantes avec des exercices privilégiant le dynamisme », a expliqué François Salvagni. Le tout dans une ambiance sereine. « Je pense que Nantes est meilleur que nous sur les balles hautes, poursuit le coach italien du VMA. En revanche, nous sommes plus efficaces sur balles rapides. Et, dans les deux matches gagnés face à Nantes cette saison, nous avons été meilleurs dans l’organisation ! »

Fortes de cet argument, les Mulhousiennes ont pu dormir sur leurs deux oreilles avant de connaître un réveil très matinal pour un jour de match. Le fait que le coup d’envoi soit programmé à 15h30, les séances de décrassage ont été implantées à 8h pour Nantes et à 9h pour Mulhouse avec une suite au lance-pierre pour intégrer les soins, la vidéo, le déjeuner, la récupération et le transfert à la salle.

Ce moment rare et savoureux dans la carrière d’une joueuse, quand on vit les dernières heures avant une finale de Coupe de France, est une première pour la moitié du groupe mulhousien. Il n’y a que Léa Soldner, le coach François Salvagni et Charles Gauthier, qui ont connu les honneurs du podium avec les paillettes et la Coupe à bout de bras. C’était en 2021 sous le maillot du VMA. Annayka Legros a vécu deux finales… Toutes perdues avec Istres, face à Mulhouse, et l’an dernier avec le VMA aux côtés de Léa Soldner, Christelle Nana, Enora Danard Selosse et Julia Casadéi face à Nantes. Autant dire que l’envie de réussir est manifeste et palpable. Même les planètes semblent alignées pour cela. Andrea Milivojevic, la kiné, a trouvé en pleine nuit son indispensable McFlurry qui fait gagner, et Magali Magail et François Salvagni se sont perdus lors de leur promenade matinale comme à Béziers, théâtre d’une formidable qualification en finale des play-offs en 2023… Il y a des signes qui ne trompent pas !

A Chartres, Christian Entz