À ce jour, les Mulhousiennes n’ont encore rien ramené en 2025. Pas même un ticket pour la prochaine Coupe d’Europe. Il leur reste trois chances pour cela… 1. Elles gagnent la Coupe de France ce samedi… 2. Elles gagnent les play-offs et remportent le titre… 3. Elles jouent la finale des play-offs face à Paris/Levallois d’ores et déjà qualifié pour la Ligue des champions. Les données sont aussi simples que le défi est énorme. C’est pourtant ce que toute une région attend désormais du VMA. À commencer par la Coupe de France que Mulhouse n’a remporté qu’une fois, en 2021, pour six présences en finale (2000, 2009, 2010, 2012, 2021, 2024). La septième serait-elle la bonne pour doubler son capital ? François Salvagni n’en doute pas et s’est même juré, depuis de longues semaines, de ne boire que de l’eau avant d’avoir touché au Graal.
Sur les six trophées qui garnissent la vitrine du club, François Salvagni en a ramené quatre (le titre de champion en 2021, la Coupe de France 2021 et les deux Supercoupes 2021 et 2022). À la veille de son départ pour l’Italie, il veut sortir par la grande porte et finir sa 6e saison à Mulhouse en beauté. Ce qui est le cas aussi pour les joueuses et le staff, le président Daniel Braun en tête, dont l’objectif avoué est de gagner la Coupe… Et plus si affinité !
La première opportunité qui se présente ce samedi est très certainement la meilleure pour une formation mulhousienne qui ne brille pas par sa constance. Or, pour gagner les play-offs, il faudra durer dans l’effort. Là, en Coupe, le VMA a déjà produit une grande partie de son effort en s’imposant à Cannes, en battant Paris, le leader du championnat en trois sets secs et en arrachant un succès à Quimper (3-2). La finale sera un one-shot taillé sur mesure pour des joueuses comme Katelyn Evans, Reagan Rutherford, Annayka Legros, Christelle Nana, Jessica Kosonen, Romy Jatzko, Alejandra Marin, Léa Soldner, Jasmine Gross et Aristea Tontai capables de se transcender dans les grandes occasions.
En donnant la parole à la défense, on retiendra que le VMA a gagné ses deux matches de championnat face à Nantes (3-1 et 3-2) dont la dernière victoire, aux dépens des Mulhousiennes, est vieille d’un an… C’était en finale de la Coupe de France 2024 avec un succès sans appel (3-0) qui n’est pas sans susciter une grosse envie de revanche du côté alsacien. L’autre élément à considérer concerne l’état de santé de la passeuse américaine de Nantes, Ella Powell. Absente depuis cinq matches, semble-t-il en raison d’un souci musculaire, Ella Powel est forcément à court de compétition et la distribution nantaise risque de reposer sur la seule Léna Chameaux.
Du côté de l’accusation, les arguments sont tout aussi recevables. À commencer par le fait que Nantes a gagné trois matches de plus que le VMA dans la deuxième moitié du championnat. Les Mulhousiennes peuvent se vanter d’avoir viré en tête à la fin de la phase aller, mais déplorent une phase retour catastrophique. En tenant compte des résultats des treize dernières journées, le VMA ne serait que 8e au classement avec 6 victoires pour 7 défaites. Décemment, on ne peut donc pas considérer que les Mulhousiennes bénéficient des faveurs du championnat. Mais c’est aussi ce qui fait leur force dans une épreuve riche en légendes où les derniers de la classe faisaient souvent la misère aux meilleurs. L’insouciance de la jeunesse, symbolisée par Julia Casadéi et Enora Danard-Selosse, mérite que le VMA s’en inspire. Ne serait-ce que pour que cette Coupe soit pétillante plutôt qu’une fade piquette !
Christian Entz à Chartres
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Si vous n’avez pas pris votre billet pour le car des supporters ou programmé votre déplacement à Chartres, il ne reste plus que deux solutions : 1. Chez vous, dans votre canapé devant la télé ou ordinateur, en regardant BFM Alsace, Sport en France ou LNV TV… 2. En allant vibrer au cinéma, Croisière de Cernay, où l’ambiance sera garantie entre chauds supporters et bouillants spectateurs : https://bit.ly/la-Finale-au-Cinéma-2025